Ce n’est pas la première fois, ce sentiment ne m’est pas étranger. Comment faire avec ?
Le sommeil est censé ranger, trier, archiver, tout ce que l’on peut accumuler durant la journée. Mais pour cela, il faut une relative paix intérieure … ou éventuellement être trop crevé ou bourré pour lutter. Mais là, c’est le premier qui fait défaut. Ce n’est pas la première fois que j’essaye de m’endormir, sans succès, en ayant la tête trop pleine. Cette envie stupide d’écrire, de sortir tous ces mots, ces phrases qui volent autour et dans ma tête. Il me faut absolument cette “saignée” de pensées. Le pire dans tout cela, c’est que ces tourments n’ont ni queue ni tête, juste des raisonnements pèles-mêles sur mes joies, mes peines, qui sonnent justes, ou du moins qui essayent. Elles se plairaient tellement à être couché sur du papier. Quart d’heure Warholien ou simple plaisir égoïste, à voir. C’est hallucinant comme de simples idées peuvent tellement envahir mon esprit, le noyer, le brouiller le chemin de sortie. Mais c’est mon unique voie de vidange pour purger ce trop plein qui occupe mon esprit.
Ça y est, les paillettes de ma fausse lampe volcan scintillent et reflètent tous les réfractations possible de sa lumière originelle. A regarder les murs, je me croirais dans un aquarium avec les reflets des aspérités de sa surface sur sa paroi … et moi tel un poisson dans son bocal … à tourner en rond … et à nager en eaux troubles. Ce bocal qui s’appelle mon appart’ … à plus de 2h du mat’ … sans sommeil … ma tête se vidant … et mon lit désespérément froid.
La lumière orangée de ma lampe tente, tant bien que mal à se faire une place. Certainement à cause de moi, à ses côtés, à broyer du noir. Serait-elle heureuse si elle savait que ses consoeurs au Sodium, dehors, y arrivent malgré la pénombre?
A vrai dire, cette situation m’est arrivé que peu de fois, mais assez pour être remarqué. Se sortir du lit, se mettre sur la table ou le bureau, un stylo, une feuille voir un PC si possible … Je ne m’imaginais pas comment cette envie d’écrire pouvait être aussi salvatrice et essentielle pour pouvoir passez par la case sommeil. Cela ne conditionne en rien mon mode d’écriture. D’autres textes ont été écrit avec du monde autour de moi (à l’insu de ces gens … ou presque), dans des environnements autrement plus bruyants et animés, en plein jour, en extérieur … tout en procurant le même plaisir. Quel que soit la situation, cette douce liberté s’empare de moi toujours de la même manière. Cette impression de légèreté hors du temps et de l’espace durant ce moment solitaire et égoïste. Ce face à face entre moi et la feuille/l’écran.
Le seul problème que j’ai avec le fait d’écrire est qu’au moment où je me m’y met, ces pensées ont une facheuse tendence à s’envoler. Mon réel défi est en fait de les rattraper et surtout de tenter de les organiser avant qu’elles soient parties pour de bon. Malgré que je sache cela, ma fainéantise “légendary” prend le pas et il m’arrive souvent de louper une bonne idée, de celles qui souhaiteraient retrouver encrée sur du papier puis pixellisée sur un écran. Sans parler de celles déjà marquées à jamais, mais restant à prendre la poussière dans un recoin de disque dur ou dans un tiroir.
Ralalalala, c’est pas pour aujourd’hui la prise en main sérieuse de ce blog … ou pas. A moi de voir.
Tout comme cette idée extravagante et farfelue de boutique net qui me trotte sans arrête dans la tête en ce moment (et depuis plusieurs mois) … le statut d’auto-entrepreneur créée depuis le 1 janvier n’arrangeant rien dans la faisabilité de la chose … est ce qu’un jour je me prendrais au sérieux ???











